ARSEG - Membre associé
MOBILIER

Aménagement et Mobilier

Aménagement et Mobilier

Aujourd’hui, il s’agit d’améliorer le rapport entre les intrants et les extrants. Mais la mesure de l’atteinte de cet objectif se heurte à deux problèmes méthodologiques forts...

Comment mesurer l’efficacité d’un aménagement ?

L’année écoulée a été marquée, dans les entreprises, par une prise de conscience de plus en plus vive de l’importance de mettre à disposition des équipes un espace de travail bien conçu, en bonne adéquation avec les méthodes de travail et capable de s’adapter rapidement aux évolutions stratégiques. L’enquête 2013 de JLL, sur la fonction immobilière dans les grands groupes, confirme que cette tendance est mondiale et que pour les comités exécutifs des espaces de travail bien conçus constituent un levier d’efficacité avéré. Notez, qu’à aucun moment, les « vilains » mots de rendement et augmentation ne sont prononcés ; on préfère généralement employer efficacité et optimisation. Mais quelle que soit la terminologie, directe ou biaise, l’objectif reste bien le même : il s’agit d’améliorer le rapport entre les intrants et les extrants (input et output,en bon français). Mais la mesure de l’atteinte de cet objectif se heurte à deux problèmes méthodologiques forts : la mesure du gain de productivité et la définition de ce que pourrait être un mètre carré (plus) efficace.

AMENAGEMENT

Le calcul de l’efficacité/rendement se trouve généralement manquant

Il est relativement aisé de mesurer les intrants d’un espace de travail tertiaire : le coût du personnel, le montant des loyers ou le coût du capital, le montant des charges et des frais opérationnels sont connus ; ces données permettent de calculer une grande variété de ratios : coût par poste de travail, coût par mètre carré, coût par personne, etc. Plus problématique est la mesure des extrants. Il convient d’abord de déterminer ce qu’il faut mesurer, c’est-à-dire de définir ce que produit un espace tertiaire donné et, ensuite, d’en établir la valeur. Sauf dans quelques cas très particuliers (centres d’appel, par exemple), l’exercice se révèle extrêmement ardu. Traditionnellement, en France, le travail est mesuré en heures. Mais le temps donne une indication de la durée de présence, pas du travail réel et de la production effectivement réalisée. La performance individuelle des collaborateurs est , elle, évaluée par rapport à l’atteinte de leurs objectifs, soit en quantité (production, ventes, part de marché, etc.),soit en qualité (niveau de service, avancement de projet, satisfaction de la clientèle, qualité du recrutement, image, etc.). Ce sont ces éléments qu’il faudrait traduire en valeur ajoutée économique pour l’entreprise, puis affecter la valeur à chaque équipe/service/département et, enfin, la rapporter à l’espace. Mais très peu d’entreprises sont en capacité de réaliser ces calculs et l’un des deux termes nécessaires au calcul de l’efficacité/rendement se retrouve donc généralement manquant. Pour pouvoir, néanmoins, alimenter en données chiffrées les états prévisionnels de leur direction financière, les chefs de projet auront alors tendance à présenter des tableaux comparatifs de coûts (totaux, au mètre carré, par salarié, par poste de travail, par résidant) avant et après déménagement (ou travaux). Le postulat sous-jacent étant alors, évidemment, que l’on travaille à productivité, au pire, constante et qu’une détérioration n’est en aucun cas envisageable. Pour assurer une diminution des frais il n’y a alors que deux voies : minimiser le nombre de mètres carrés et/ou minimiser le coût complet du mètre carré. (...)

Article

Rejoignez-nous

Catégorie

Archives

Articles similaires

Aucune information à afficher !